Une messagerie piratée, un logiciel bloqué ou une facture falsifiée peut suffire à désorganiser une entreprise pendant plusieurs jours. Les petites structures sont elles aussi concernées : selon l’enquête mondiale 2026 de Munich Re, près de 9 dirigeants sur 10 ne jugent pas leur entreprise suffisamment protégée contre les cyberattaques. Une couverture bien choisie permet de préparer la réponse à l’incident et de limiter son impact financier.
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Demander une étude gratuiteQu’est-ce que l’assurance cyber risques ?
L’assurance cyber risques aide votre entreprise à faire face aux conséquences d’une attaque informatique, d’une fraude en ligne ou d’une fuite de données. Selon le contrat choisi, elle peut financer l’intervention des experts, la remise en service de vos outils, vos pertes financières et les réclamations de clients ou de partenaires touchés par l’incident.
Lorsqu’une cyberattaque survient, la première difficulté consiste à savoir quoi faire et dans quel ordre. Il faut comprendre l’origine de l’incident, limiter sa propagation, restaurer les systèmes et respecter les éventuelles obligations de notification. Le contrat cyber donne accès à des spécialistes capables d’intervenir rapidement et prend en charge tout ou partie des frais prévus dans les garanties.

- Une assistance disponible 24 h/24, avec des experts informatiques, des juristes et, si nécessaire, des spécialistes de la communication de crise
- La recherche de l’origine de l’attaque, le nettoyage des systèmes et la restauration des données
- La perte d’exploitation, lorsque l’incident ralentit ou interrompt votre activité
- Les conséquences pour les tiers, par exemple si des données de clients ont été exposées et que votre responsabilité est engagée
- Certaines fraudes numériques, comme un faux ordre de virement ou une facture falsifiée, si cette garantie figure au contrat
- La gestion d’une tentative d’extorsion, notamment les frais d’expertise et de négociation, dans les limites et sous les conditions prévues par le contrat
Assurance cyber et assurance multirisque professionnelle ne couvrent pas les mêmes conséquences : les différences sont détaillées dans le tableau comparatif plus bas.
À quelles entreprises s’adresse l’assurance cyber ?
L’assurance cyber concerne toute entreprise dépendante d’outils numériques, quelle que soit sa taille. En 2025, les TPE, PME et ETI représentaient 48 % des victimes de rançongiciel en France, contre 37 % un an plus tôt. À Nice et dans les Alpes-Maritimes, les sociétés technologiques, les professionnels de santé et les acteurs du tourisme comptent parmi les plus exposés.
Une entreprise n’a pas besoin d’exercer dans le numérique pour être exposée. Une assurance cyber peut notamment être utile si votre activité :
- utilise quotidiennement une messagerie, un logiciel de gestion ou un espace cloud
- conserve des données de clients, de salariés ou de patients
- encaisse des paiements, transmet des factures ou reçoit des ordres de virement en ligne
- dépend d’un site internet, d’un prestataire informatique ou d’un logiciel métier pour fonctionner
- risque de perdre du chiffre d’affaires si ses outils deviennent indisponibles plusieurs jours

Les profils les plus exposés à Nice et dans les Alpes-Maritimes
Le tissu économique azuréen présente trois concentrations de risque que nous rencontrons régulièrement dans les dossiers du cabinet.
Les entreprises technologiques de Sophia Antipolis et de la bande côtière. À une vingtaine de kilomètres de Nice, la technopole regroupe environ 1 900 établissements du secteur marchand et 35 000 salariés, dont 34 % dans l’information-communication et 25 % dans les activités scientifiques et techniques, selon l’Insee. Ces sociétés manipulent du code, des données clients et de la propriété intellectuelle. Beaucoup interviennent aussi comme prestataires de grands comptes ou d’entités soumises à NIS2 : leur propre niveau de sécurité devient alors une condition d’accès au marché, et un incident chez elles se propage à leurs clients.
Les professionnels de santé. Les Alpes-Maritimes comptent un maillage dense de cabinets, laboratoires, cliniques et pharmacies. En 2025, 764 incidents de sécurité ont été déclarés au CERT Santé par 606 structures, dont 53 % d’origine malveillante. Près de 38 % des signalements concernaient un incident ayant dégradé ou interrompu la prise en charge des patients. Une structure de soins traite des données sensibles dont la fuite entraîne une notification à la CNIL et une perte de confiance durable.
L’hôtellerie, la restauration et le commerce. Ces activités cumulent trois facteurs d’exposition : des données de réservation contenant identités, coordonnées et moyens de paiement ; des équipes saisonnières dont le renouvellement complique la sensibilisation ; et des pics d’activité pendant lesquels quelques jours d’indisponibilité se traduisent immédiatement en chiffre d’affaires perdu. Le calendrier des congrès et des grands événements accentue encore cet effet sur le littoral.
Le besoin de couverture dépend donc moins de la taille de l’entreprise que de sa dépendance aux outils numériques, des données qu’elle traite et des conséquences qu’aurait un arrêt de son activité.
Cyberassurance : un marché où les sinistres montent plus vite que les primes
En 2025, les assureurs ont indemnisé 83,2 millions d’euros de sinistres cyber en France, contre 54,5 millions un an plus tôt. Cette hausse de 53 % touche particulièrement les ETI : le nombre de sinistres y a progressé de 148 % et les indemnisations de 322 %, selon l’étude LUCY 2026 de l’AMRAE.
Dans le même temps, la concurrence a fait baisser les tarifs, jusqu’à 32 % pour les grandes entreprises. Cet écart entre des sinistres en hausse et des primes en baisse fragilise l’équilibre du marché. Si les indemnisations continuent de progresser, les assureurs pourraient revoir leurs prix et leurs conditions.
| Indicateur | Chiffre | Source |
|---|---|---|
| Sinistres cyber indemnisés en France (2025) | 83,2 M€ (+53 %) | LUCY 2026, AMRAE |
| Hausse des sinistres ETI (2024-2025) | +148 % en nombre, +322 % en montant | LUCY 2026, AMRAE |
| Baisse des primes grandes entreprises | -32 % | LUCY 2026, AMRAE |
| Progression des ETI assurées (2025) | +75 % (contre +32 % en 2024) | LUCY 2026, AMRAE |
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Faire chiffrer mon contrat cyberCombien coûte une assurance cyber risques à Nice ?
Il n’existe pas de tarif unique pour une assurance cyber risques. L’étude LUCY 2026 de l’AMRAE relève toutefois une cotisation moyenne de 645 € par an pour une micro-entreprise, 1 600 € pour une petite entreprise et 5 000 € pour une entreprise moyenne. Le prix réel dépend de votre activité, des données que vous utilisez et de votre niveau de sécurité.
Ces moyennes nationales proviennent de l’étude LUCY 2026, fondée sur 20 996 contrats. Elles donnent un ordre de grandeur, mais pas un devis. L’AMRAE précise que son panel est moins complet pour les petites et micro-entreprises : leurs montants restent donc indicatifs.
| Profil d’entreprise | Prime moyenne / an | Couverture | Franchise |
|---|---|---|---|
| Micro-entreprise (CA < 2 M€) | 645 € | 627 000 € | 1 076 € |
| Petite entreprise (2 à 10 M€) | 1 600 € | 701 000 € | 2 300 € |
| Entreprise moyenne (10 à 50 M€) | 5 000 € | 1,4 M€ | 11 000 € |
| ETI (50 M€ à 1 Md€) | 34 000 € | 4,2 M€ | 91 000 € |
Primes, couvertures et franchises moyennes constatées en 2025 — étude LUCY 2026 de l’AMRAE (20 996 contrats analysés, 12 courtiers).
Pour fixer le tarif, l’assureur regarde principalement cinq éléments :
- Votre secteur d’activité, notamment la santé, le commerce en ligne ou une profession réglementée
- Votre chiffre d’affaires et les pays dans lesquels vous travaillez
- La nature et le volume des données que vous traitez ou stockez
- La part de votre activité et de vos ventes réalisée en ligne
- Les protections informatiques déjà en place dans votre entreprise
Le prix ne doit pas être le seul critère. Il faut aussi choisir un plafond adapté à une interruption réaliste de votre activité. Une entreprise qui réalise 6 millions d’euros de chiffre d’affaires annuel avec 40 % de marge brute perdrait environ 138 500 € de marge brute après trois semaines d’arrêt complet (6 000 000 € × 40 % × 3/52). Ce calcul n’inclut pas les frais d’experts, la restauration des systèmes ou la gestion d’une fuite de données. Un plafond de 100 000 € pourrait donc être trop faible.
Cet exemple est uniquement indicatif. Une étude personnalisée reste nécessaire pour déterminer la cotisation, le plafond et la franchise adaptés à votre entreprise.
Quel budget prévoir pour votre entreprise ? Quelques informations suffisent pour rechercher une couverture cohérente. Devis gratuit, sans engagement.
Obtenir mon tarif personnaliséDeux exemples de situations couvertes par une assurance cyber

Ces deux scénarios illustratifs montrent comment les dépenses peuvent s’accumuler après une cyberattaque. Ils ne correspondent pas à des dossiers du cabinet et ne préjugent pas de l’indemnisation d’un sinistre réel.
Une agence de voyage victime d’une extorsion. Des pirates copient sa base clients, qui contient des coordonnées bancaires, puis réclament 500 000 € pour ne pas la publier. Le contrat prévoit l’intervention de négociateurs. Leurs honoraires, estimés à 150 000 €, ainsi que le paiement négocié, peuvent être pris en charge si le contrat le prévoit et dans les limites qu’il fixe.
Un site marchand bloqué pendant les soldes. Une attaque rend le site inaccessible à une période cruciale pour ses ventes. Des experts nettoient les systèmes et remettent le service en ligne. Dans ce scénario, le contrat couvre 30 000 € de frais techniques et 450 000 € de perte d’exploitation.
La facture ne se limite donc pas à la réparation informatique : elle comprend aussi la gestion de crise et le manque à gagner pendant l’arrêt.
Cinq mesures de sécurité examinées par les assureurs
Avant d’assurer une entreprise, l’assureur cherche à comprendre comment elle protège ses accès, ses appareils et ses données. Il peut aussi vérifier les vulnérabilités visibles depuis Internet. Les demandes varient selon sa taille et son activité, mais cinq mesures reviennent régulièrement dans les questionnaires :
- L’authentification multifacteur (MFA), qui ajoute une seconde vérification pour les accès à distance et les comptes administrateurs
- Un EDR, outil qui détecte et aide à bloquer les activités suspectes sur les ordinateurs
- Des sauvegardes déconnectées et testées, utilisables même si le réseau principal est touché
- Des mises à jour régulières des logiciels et des systèmes, avec un suivi des correctifs appliqués
- La sensibilisation des équipes aux faux messages, aux liens piégés et aux demandes de paiement inhabituelles
Ces protections ne garantissent pas l’acceptation du dossier, mais elles facilitent son examen. En tant que courtier, nous vous aidons à repérer les points susceptibles de poser problème et à les corriger avant la souscription. Cybermalveillance.gouv.fr publie aussi gratuitement des conseils pratiques pour les entreprises.

Comment souscrire votre assurance cyber avec Garrapit Assurances ?
- Premier échangeAppelez le cabinet ou remplissez notre formulaire de contact.
- Étude de votre activitéNous faisons le point sur vos outils, vos données et vos protections.
- Comparaison des solutionsNous recherchons les garanties et les conditions adaptées à votre situation.
- Choix du contratNous vous expliquons les offres et vous accompagnons pour la souscription.
- Suivi du dossierEn cas de sinistre, nous vous aidons de la déclaration au suivi de l’indemnisation.
NIS2 : votre entreprise est-elle concernée ?
La directive européenne NIS2 impose de nouvelles règles de cybersécurité à plusieurs milliers d’organisations françaises réparties dans 18 secteurs, selon l’ANSSI. Elle ne rend pas l’assurance cyber obligatoire. Un contrat peut toutefois aider l’entreprise à organiser sa gestion de crise et sa continuité d’activité, sans remplacer les mesures exigées par la réglementation.
NIS2 ne concerne pas uniquement les grands opérateurs. Des entreprises de taille moyenne dans l’énergie, la santé, les transports, l’eau, le numérique, l’agroalimentaire ou certains services publics peuvent entrer dans son champ. Une PME de Nice ou des Alpes-Maritimes peut aussi être concernée comme fournisseur d’une entité réglementée, car la sécurité de la chaîne d’approvisionnement fait partie du dispositif.
Concrètement, les entreprises concernées doivent notamment :
- Identifier et suivre leurs risques cyber, en conservant une analyse documentée et régulièrement mise à jour
- Signaler les incidents importants à l’ANSSI dans les délais prévus
- Préparer la continuité de l’activité, avec des sauvegardes, un plan de reprise et des procédures testées
- Vérifier la sécurité de leurs fournisseurs, notamment celle des prestataires informatiques
En France, l’ANSSI est l’autorité de référence pour l’application de NIS2. Les organisations qualifiées d’entités essentielles ou importantes doivent suivre les règles d’enregistrement, de gestion des risques et de notification qui leur sont applicables. Pour certaines entités essentielles, les sanctions peuvent atteindre 10 millions d’euros ou 2 % du chiffre d’affaires annuel mondial, selon le montant le plus élevé. Le périmètre et les obligations doivent toujours être vérifiés dans les textes français en vigueur et les ressources publiées par l’ANSSI.
Pour savoir si votre organisation entre dans le périmètre, utilisez l’espace officiel NIS2 de MesServicesCyber. Il propose un premier test, prépare l’enregistrement et rassemble les ressources de l’ANSSI. Si vous êtes concerné, nous pouvons examiner la place de l’assurance cyber dans votre continuité d’activité et votre gestion de crise. Le contrat reste une protection financière, pas une preuve de conformité à NIS2.
Assurance cyber, RC Pro, multirisque : qui couvre quoi ?
Ces trois assurances n’ont pas le même rôle. L’assurance cyber intervient après une attaque informatique ou une fuite de données. La responsabilité civile professionnelle couvre surtout les dommages causés à un tiers dans le cadre de votre travail. La multirisque protège principalement vos locaux, votre matériel et les autres biens assurés. Elles sont donc complémentaires.
Il est facile de les confondre, notamment lorsqu’un contrat comporte plusieurs extensions. Une responsabilité civile professionnelle standard ne remplace toutefois pas une assurance cyber. De même, une multirisque ne couvre une attaque informatique que si une garantie le prévoit clairement. Voici les différences les plus courantes ; les conditions de votre contrat restent la seule référence :
| Garantie | Cyber | RC Pro | Multirisque |
|---|---|---|---|
| Intervention d’experts après une cyberattaque | Souvent incluse | Avec une extension | Avec une extension |
| Réclamation après une fuite de données | Souvent incluse | Selon le contrat | Avec une extension |
| Perte d’exploitation après une cyberattaque | Selon le contrat | En principe non | Avec une extension cyber |
| Cyberextorsion ou cyberfraude | Selon le contrat et ses exclusions | En principe non | Avec une extension |
| Faute ou erreur dans votre prestation | Selon la garantie prévue | Souvent incluse | En principe non |
| Dommage physique causé au matériel informatique | En principe non | En principe non | Selon la cause et les garanties |
Pourquoi faire appel à Garrapit Assurances ?
Installé à Nice, Garrapit Assurances accompagne les professionnels depuis 2008. Fabrice Garrapit étudie votre activité, vous aide à présenter votre dossier aux assureurs et compare les garanties, les plafonds, les franchises et les exclusions. Vous disposez ainsi d’explications claires avant de choisir votre contrat et d’un accompagnement pour vos démarches en cas de sinistre.
Le cabinet est inscrit à l’ORIAS sous le n°08045050. L’étude de votre besoin est gratuite et sans engagement. Vous pouvez contacter le cabinet par téléphone ou utiliser notre formulaire de contact.
FAQ – Assurance cyber risques à Nice
Je n’ai pas de site e-commerce : suis-je quand même exposé ?
Oui. Une messagerie, un logiciel de facturation, un espace de stockage en ligne ou un accès bancaire suffisent à créer une exposition. Une entreprise peut subir une fraude, un vol de données ou un blocage de ses outils sans vendre directement sur Internet.
L’assurance cyber peut-elle prendre en charge une rançon ?
Oui, mais uniquement si le contrat le prévoit et si le paiement respecte les règles applicables, dont le dépôt de plainte sous 72 heures imposé aux professionnels par l’article L. 12-10-1 du Code des assurances (voir la dernière question). Cette règle ne garantit pas, à elle seule, le remboursement d’une rançon.
Mon prestataire informatique suffit-il à me protéger ?
Non. Il peut réduire le risque et intervenir en cas d’incident, mais sa mission ne transfère pas automatiquement toutes les responsabilités de votre entreprise. Le contrat de prestation doit notamment préciser qui gère les sauvegardes, les mises à jour et la notification des incidents.
Une erreur humaine peut-elle être couverte ?
Elle peut être à l’origine d’un incident couvert : clic sur un lien piégé, envoi de données au mauvais destinataire ou mauvaise manipulation. La prise en charge dépend toutefois des garanties, des circonstances et des exclusions du contrat. Un acte volontaire n’est pas traité comme une simple erreur.
Que faire immédiatement en cas de cyberattaque ?
Isolez les appareils touchés du réseau sans les éteindre, sauf consigne d’un expert, puis appelez l’assistance prévue par votre contrat. Les professionnels doivent déposer plainte dans les 72 heures suivant la connaissance de certaines atteintes pour préserver l’indemnisation des pertes et dommages couverts. Toute violation de données doit être documentée et, si elle présente un risque pour les personnes, notifiée à la CNIL dans les meilleurs délais et si possible sous 72 heures.
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